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L’avortement, un véritable « business »

Dans ce pays latino-américain où l’avortement est légal en cas de viol ou de mise en danger de la vie de la mère, une voix défendant les plus fragiles s’élève : celle de Corina Cano, avocate et députée au Parlement du Panama.

Pour elle, l’avortement est une « tentative de porter atteinte à une vie en gestation, celle d’un bébé qui n’a pas de voix ». C’est avec ces mots pleins de force qu’elle explique son refus de l’avortement dans une interview au média La Estrella de Panama.

L’« avortement n’est pas une question idéologique et encore moins religieuse, il s’agit simplement d’un droit à la vie », ajoute-t-elle. Publiquement, elle a toujours défendu le droit à la vie « dès sa conception ». Lors de l’entretien, elle ne manque pas de rappeler qu’au Panama, constitution et lois prévoient tous deux « la protection de la vie prénatale ».

Fort heureusement, « il n’existe aucun projet qui tente de promouvoir l’avortement au Panama » et cette question n’est « pas à l’ordre du jour politique ».

« Nous ne considérons en aucun cas que l’avortement soit un droit de l’homme. L’avortement est une manière d’aller à l’encontre de la vie d’une personne en gestation. […] Nous ne devons pas mettre en confrontation les plus forts avec les plus faibles », insiste la députée.

Par ailleurs, elle regrette que certains « tirent profit de l’avortement » et en fassent un véritable « business ». D’autant plus que, quelles que soient les circonstances, l’avortement reste une « tragédie » pour les mères « car personne ne sera heureux de le faire », et une tragédie pour l’Etat « parce qu’elle montre l’échec des politiques publiques » en matière de prévention.

Carino Cano pointe également les mouvements féministes qui réclament le droit des femmes à disposer de leur corps. Mais en réalité elles l’ont déjà, et les hommes aussi, fait-elle remarquer. « Mais ni les femmes ni les hommes ne peuvent rien faire avec le corps de quelqu’un d’autre », rappelle l’avocate.

En plus de son combat contre l’avortement, Carino Cano est à l’origine d’un projet de loi qui permettrait d’inscrire à l’état-civil les bébés morts in-utero, si la mère le souhaite.
Ce projet est actuellement en deuxième lecture.

                                          Adèle Cottereau

 Sources : https://www.genethique.org/corina-cano-deputee-au-panama-lavortement-est-un-business/

https://www.laestrella.com.pa/nacional/210107/diputada-corina-cano-aborto-negocio-secreto-nadie

Photo : drapeau du Panama Image par Pete Linforth de Pixabay

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