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Autriche : un médecin condamné pour ne pas avoir détecté le handicap d’un bébé

Un médecin autrichien a été condamné à payer plus de 70 000 euros. Son tort ? De pas avoir détecté le handicap d’un enfant à naître, ce qui a donné lieu à une action en justice de la part des parents. Ces derniers ont affirmé qu’ils auraient avorté le bébé s’ils avaient eu connaissance de son véritable état de santé.

Quelle tristesse…

Le gynécologue de l’État de Carinthie n’avait pas remarqué que l’enfant était privé de son bras gauche lors de plusieurs échographies, et la fillette est née par la suite sans que les parents ne soient au courant de ce handicap.

« Le médecin a négligé le grave handicap de l’enfant. Si le diagnostic avait été correct, les parents auraient décidé d’interrompre la grossesse », a déclaré l’avocate des parents, Karin Prutsch-Lang, au journal autrichien Kleine Zeitung.

Les parents ont demandé au gynécologue une indemnisation pour les frais de traitement et de thérapie, une pension alimentaire générale, ainsi qu’une déclaration de sa responsabilité pour tous les dommages futurs.

Le praticien a fait valoir qu’il était tout au plus responsable des dépenses liées au handicap, mais le tribunal n’a pas pris en compte sa défense.

La Cour suprême a estimé qu’il s’agit du « droit » des parents à « décider de manière autonome » s’ils veulent un enfant et s’ils sont désireux et capables d’élever un enfant handicapé en fonction de ses besoins, compte tenu de leur situation.

Ainsi, en plus des 76 500 euros de dommages et intérêts, la Cour suprême autrichienne a décidé que le médecin devait payer l’intégralité de la pension alimentaire.

Susanne Kummer, directrice de l’Institut de bioéthique IMABE, a déclaré à l’agence de presse catholique Kathpress que cette décision, bien qu’indirectement, favorisera inévitablement la perception de « l’enfant comme un cas de dommages et intérêts ».

La spécialiste en éthique a déclaré qu’il était « absurde » que « les parents qui acceptent leur enfant handicapé sans envisager un avortement se trouvent maintenant dans une position pire en termes de droit à une compensation financière que ceux qui disent dès le départ : ‘Nous aurions avorté l’enfant s’il était handicapé, maintenant nous devons nous en occuper’« .

Selon Mme Kummer, il ne faut pas que « les gens soient désavantagés parce qu’ils choisissent la vie ». Dans l’intérêt du bien-être des enfants, il serait plus important de créer des réglementations juridiques afin d’apporter un soutien à toutes les familles touchées par un handicap, qu’un avortement ait été envisagé ou non.

Johann Hager, président de l’organisation pro-vie Aktion Leben, a plaidé pour un « changement de paradigme » dans le processus législatif et a appelé la Cour suprême à toujours défendre la valeur de la vie humaine.

« La pensée eugénique – comme dans le cas de la naissance injustifiée – ne doit pas avoir sa place dans notre société. Si des enfants arrivent dans la vie de leurs parents sans avoir été planifiés, il s’agit d’un défi majeur, mais qui peut être surmonté », a déclaré M. Hager.

En encourageant les parents à intenter des actions en justice pour des naissances non désirées après des interventions de contrôle des naissances infructueuses, les enfants reçoivent également un « signal dévastateur : vous n’étiez pas les bienvenus« , dénonce encore M. Hager.

Aktion Leben demande que les médecins ne soient responsables que s’ils ont provoqué un handicap chez l’enfant à naître. Les parents d’enfants handicapés devraient plutôt bénéficier d’un « soutien solidaire de la société ».

Le président du Conseil des laïcs catholiques d’Autriche, le professeur Wolfgang Mazal, a déclaré dans un communiqué de presse que « la vie et la personnalité d’un enfant sont sans aucun doute des droits légaux inviolables, et la naissance et l’existence d’un enfant ne peuvent évidemment pas être considérées comme un dommage ».

« Une société qui considère l’avortement d’enfants handicapés comme licite autorise sciemment une menace permanente pour l’humanité », a-t-il conclu.

                                       Adèle Cottereau

 Source : https://www.lifesitenews.com/news/austrian-doctor-ordered-to-pay-parents-for-failing-to-spot-disability-of-baby-they-wouldve-aborted/

 

Photo:  Autriche Bille de af OpenClipart-Vectors fra Pixabay

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