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Vers la banalisation de l’euthanasie ?

Dans une recommandation adressée ce lundi 10 février au gouvernement et relayée par le site internet franceinfo, la Haute autorité de Santé (HAS) a donné son accord pour la pratique de la “sédation profonde et continue” en dehors des soins palliatifs en centre hospitalier, estimant que les pouvoirs publics devaient « faire évoluer la réglementation des médicaments » utilisés pour soulager les malades en fin de vie.

Cette sédation consiste à endormir les patients jusqu’au décès naturel, par l’utilisation du midazolam, un puissant sédatif. Une méthode déjà permise depuis février 2016, par la loi Claeys-Leonetti, qui a instauré un droit à la « sédation profonde et continue » jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, pour « soulager les souffrances inutiles ».

Jusque-là, cette pratique était quasi-exclusivement réservée aux hôpitaux, aspect qui est remis en question depuis plusieurs semaines par des comités de médecins généralistes, qui réclament le droit d’administrer ce type de sédatifs aux domiciles de leurs patients.

« Les produits existent. On veut qu’ils soient disponibles pour tous les patients, que ce soit à l’hôpital ou à domicile », fait valoir auprès de franceinfo le professeur Pierre-Louis Druais médecin généraliste dans les Yvelines, et membre de la HAS.

Un pas de plus a donc été franchi : par sa recommandation, le collège scientifique pose la première pierre d’une généralisation de cette pratique à tous les médecins généralistes, et va jusqu’à mettre à leur disposition une brochure « mode d’emploi » du médicament, qui les aidera à « administrer la bonne dose » pour « suspendre la conscience » sans provoquer le décès.

Après l’aval de la HAS, c’est désormais à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, de trancher.

Hélas, sa décision est facile à prévoir, le gouvernement ayant plus tendance à promouvoir la culture de la mort que l’inverse, comme cela a pu être constaté pour la mise à mort en juillet 2019 de M. Vincent Lambert, avec la même méthode de « sédation profonde ».

Nous pouvons déjà entrevoir toutes les dérives et conséquences dramatiques sur des vies humaines sans défense, si une telle mesure est validée.

                                                                                             Adèle Cottereau
 

Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/fin-de-vie-la-haute-autorite-de-sante-donne-raison-aux-generalistes-qui-veulent-pratiquer-la-sedation-profonde-et-continue_3819039.html

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