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“L’embryon, cet inconnu”, par Rosine Chandebois

La récente loi sur la bioéthique a hypocritement autorisé, à titre dérogatoire et pendant cinq ans, le clonage dit thérapeutique. Le prétexte étant de combler le retard qu’a pris la France dans un domaine de la recherche qui promet des lendemains sans nuages : des maladies comme la Parkinson pourraient un jour être soignées et les malades guéris par l’implantation de cellules-souches extraites d’embryons clonés.

Le livre de Rosine Chandebois nous met en garde contre les apprentis-sorciers.

L’auteur de ce livre a enseigné pendant quarante ans l’embryologie expérimentale aux facultés des Sciences et de Médecine de Marseille (2e et 3e cycles). Elle a effectué ses recherches bibliographiques comme invited worker à l’Institut international d’Utrecht.

En s’appuyant sur les travaux effectués par les embryologistes depuis la fin du 19e siècle, auxquels elle a consacré ses quatre livres précédents, l’auteur explique que les cellules ont une « mémoire collective » : ainsi l’activité d’une cellule de l’adulte est déterminée par les positions qu’a occupées, pendant le développement, la lignée dont elle procède. Bref, les cellules sont plus solidaires les unes des autres qu’un clan écossais !

Les cellules embryonnaires n’ayant pas partagé cette histoire collective, elles ont certes beaucoup de potentialités, mais elles manquent d’« instruction ». Il y a donc lieu de craindre que leur greffe créera un « voisinage anormal » dans des tissus dont on cherche à compenser le dysfonctionnement. Celui-ci peut donc provoquer des accidents à plus ou moins long terme : l’apparition d’un tissu étranger à l’organe et des pathologies inconnues.

Le clonage ne peut que provoquer des accidents plus graves encore puisque les tissus de l’embryon donneur sont destinés à mourir, le développement étant bloqué plus ou moins précocement.

« Le respect du principe de précaution devrait exiger, avant tout essai, une discussion fondée sur des faits – et non sur des théories plus ou moins spéculatives », nous dit l’auteur.

S’écartant du « scientifiquement correct », Rosine Chandebois se sépare ainsi des pratiques aveugles de bricolage des biotechnologies actuelles sur les cellules embryonnaires, nous dit Michel Lefeuvre dans une postface philosophique fort intéressante.

Nous nous associons à  son vœu : que les idées exposées dans « L’embryon, cet inconnu » soient connues, jugées et appréciées à leur juste valeur.

On peut commander cet ouvrage à l’adresse suivante: Editions L’Age d’Homme (5 rue Férou – 75006 Paris – Tel 01 55 42 79 79 – Fax : 01 40 51 71 02 ou sur le site : http://www.agedhomme.com.

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