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La souffrance incomprise des mères qui subissent une fausse couche

Les attitudes impitoyables à propos des fausses couches sont presque inévitables dans une société qui a si peu de respect pour la vie à naître en général. Une société pour qui le bébé dans le sein de sa mère n’est qu’un « amas de cellules »….

En décembre 2019, une nouvelle étude a révélé qu’une femme sur six qui perd un bébé en début de grossesse présente des symptômes à long terme de stress post-traumatique. Dans l’étude représentant 650 femmes, menée par l’Imperial College de Londres et la KU Leuven en Belgique, 29 % ont montré des symptômes de stress post-traumatique un mois après la perte du bébé (anxiété et dépression), ces symptômes diminuant seulement à 18 % au bout de neuf mois. 

Étant donné la fréquence des fausses couches (jusqu’à une femme sur deux en subit une), cela représente un énorme problème de santé psychique. Et cela, dans l’indifférence générale.

Suite à la parution de cette étude, de nombreuses femmes ont témoigné et, l’une des choses les plus difficiles à écouter est l’indifférence et la froideur de la part des professionnels de la santé auxquels elles ont été confrontées. Les mamans racontent ne pas avoir reçu de suivi ou de conseil et avoir entendu décrire leur bébé comme un “produit” ou un “tissu”…

Comment ne pas penser ici qu’il s’agit du même raisonnement face à l’avortement ? Bien sûr, émotionnellement et éthiquement, ce sont deux expériences différentes mais il est nécessaire de relever que l’une des tactiques les plus pernicieuses des défenseurs de l’avortement consiste à confondre les deux, en particulier dans le but de banaliser les pilules abortives.

Le résultat physique de la prise d’abortifs pour provoquer l’avortement est d’ailleurs le même : saignement, crampes et décès du bébé. Alors qu’une des parties les plus douloureuses des récits des femmes qui ont subi une fausse couche concerne le décès du bébé, souvent seule à la maison ou dans les toilettes, les pro-avortements se gardent d’aborder le sujet.

Alors, souhaitons que cette étude provoque une prise de conscience générale et permette une meilleure prise en charge pour les femmes, pendant et après cette expérience traumatisante. Et que petit à petit, la société reconnaisse le chagrin des mamans et la valeur inestimable de leurs bébés perdus.                                          

                                                                                                  Adèle Cottereau

Image par Dominic Winkel de Pixabay

Source : https://www.lifesitenews.com/opinion/a-pro-abortion-society-intensifies-the-suffering-of-mothers-who-miscarry

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