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États–Unis : l’avortement au cœur des prochaines élections

En 2014, la Louisiane, État conservateur du Sud des États-Unis, avait adopté une loi encadrant de manière plus stricte la pratique de l’avortement, mais qui n’a jamais été mise en vigueur depuis.

Cette loi exige des aux médecins pratiquant des avortements, d’avoir une autorisation d’exercer dans un hôpital situé à moins de 50 kilomètres du lieu de l’opération. Une mesure nécessaire afin, en cas de complication, de pouvoir transférer les patientes dans des hôpitaux voisins.

Mais pour les activistes pro-avortements, ces conditions sont trop drastiques : seul un médecin et une clinique pourraient continuer à exercer dans toute la Louisiane, assurent-ils, en cas d’application de la loi.

De leur côté, les militants pro-vie espèrent que la Cour, qui avait jugé illégale il y a trois ans une loi similaire adoptée au Texas, changera d’avis.

L’affaire est donc remontée jusqu’à la Cour suprême qui, début octobre, a accepté d’examiner le dossier, rapporte l’hebdomadaire La Croix.

L’audience permettant à chaque partie de plaider sa cause devant la plus haute institution judiciaire des États-Unis devrait se tenir en début d’année prochaine, avant une décision finale attendue au printemps – soit en pleine campagne présidentielle.

Il convient souligner qu’aux États-Unis, l’avortement reste un élément-clé du débat électoral, et toute décision, dans un sens ou dans un autre, entraînera de nombreuses réactions politiques.

Depuis plusieurs années déjà, une offensive nationale est menée contre l’avortement, avec une stratégie en deux temps. Et plusieurs victoires au compteur.

La première consiste, dans les États du Sud notamment, comme la Louisiane, à multiplier les restrictions entourant l’application de l’avortement, limitant notamment l’accès à des cliniques réalisant ces interventions.

La seconde vise à pousser la Cour suprême à se pencher à nouveau sur la question, dans l’espoir que la nouvelle majorité conservatrice revienne sur l’arrêt « Roe v. Wade » qui, en 1973, avait légalisé l’avortement. Un éventuel revirement des sages signifierait que les États seraient libres de décider si l’avortement reste légal ou non.

Il s’agirait alors d’une victoire historique en faveur de la vie !

 photo Pixabay Cours Supreme USA                                                                              Adèle Cottereau

https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Etats-Unis-Cour-supreme-prononcera-2020-lavortement-2019-10-06-1201052407

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