REJETEZ LA LOI INIQUE SUR L’EUTHANASIE !
Madame, Monsieur le Président,
Vous le savez, le Sénat vient de rejeter la loi sur l’euthanasie votée en première lecture par vos collègues en mai 2025. Ce texte prévoit qu’une personne entrée dans « un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé qui affecte sa qualité de vie » pourrait être « suicidée ». Les conditions d’application sont donc extrêmement larges et pourraient concerner, par exemple, des patients diabétiques ou souffrant d’insuffisance cardiaque, qui ont plusieurs années à vivre devant eux. Une fois la décision prise par le patient, le délai de réflexion avant sa mise à mort sera de deux jours seulement ! Vos collègues ont rejeté un amendement interdisant explicitement le recours à l’injection létale aux personnes déficientes intellectuellement. « En pratique il n’y a aucun garde-fou », ont prévenu 575 juristes dans les colonnes du Figaro. En plus d’être dangereuse pour les plus fragiles, cette loi est liberticide. Elle prévoit en effet la création d’un délit d’entrave étendu à l’information. Demain, sera-t-on condamné pour avoir osé rappeler que l’euthanasie constitue une mort provoquée ? Ou pour avoir voulu dissuader un être aimé de mettre fin à ses jours ? Les pharmaciens ne bénéficieront pas même du droit à l’objection de conscience reconnue et seront donc obligés de préparer la substance létale si on leur en fait la demande.
Madame, Monsieur le Président, cette loi extrême dans son principe et ses applications inquiète les Français. Elle subvertit la médecine en faisant de la mort un soin. Elle met en danger des centaines de milliers de personnes dont la vie est soudainement jugée « superflue » voire « indigne ». Comme c’est le cas pour tous les pays qui se sont dotés d’une législation similaire, les pires dérives sont à craindre. En la rejetant, les sénateurs vous offrent une seconde opportunité de vous y opposer, vous aussi. Je vous demande donc, ainsi qu’aux députés membres du groupe que vous présidez, de voter contre ce projet. Souvenez-vous que vous aurez bientôt à remettre vos mandats en jeu. Votre vote à ce sujet sera décisif pour moi au moment de vous accorder ou de vous renouveler mon suffrage. Veuillez recevoir, Monsieur, Madame, le Président, l’assurance de ma vigilante considération,
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