« REFUS DE L’EUTHANASIE : TENEZ BON ! »
Madame, Monsieur le Président,
Les députés ont adopté en seconde lecture la proposition de loi visant à instaurer un « droit à l’aide à mourir ». Ce texte pervers prévoit qu’une personne pourra obtenir une « aide à mourir » si elle souffre d’une maladie grave et incurable, en phase avancée ou terminale, accompagnée de souffrances jugées insupportables. Ces critères peuvent sembler stricts. Mais dans la pratique, ils restent extrêmement larges et sujets à interprétation. Que signifie exactement une « phase avancée » ? Qui décidera qu’une souffrance est « insupportable » ? La réponse est simple : quelques médecins, en quelques jours. Une fois la décision prise, le délai de réflexion avant l’acte pourra être très court. Cette loi crée par ailleurs un délit d’entrave à l’euthanasie, sanctionné par 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison. Demain, sera-t-on condamné pour avoir voulu dissuader un être aimé de mettre fin à ses jours ?
Madame, Monsieur le Président, cette loi subvertit la médecine en faisant de la mort un soin. Elle met en danger des centaines de milliers de personnes dont la vie est soudainement jugée « superflue » voire « indigne ». Comme c’est le cas pour tous les pays qui se sont dotés d’une législation similaire, les pires dérives sont à craindre. C’est pourquoi le Sénat l’a rejetée le 28 janvier dernier. Tenez bon dans votre opposition à ce texte inique. Avec l’ensemble des sympathisants de Droit de Naître, je vous demande, une nouvelle fois, de corriger le vote des députés. Veuillez recevoir, Monsieur, Madame, le Président, l’assurance de ma considération,
Image par Adobe Stock